LE BURUNDI D’HIER ET D’AUJOURD’HUI EN DATES
Le Burundi, petit pays d'Afrique centrale
Situé à califourchon sur le mur
de la mitoyenneté entre
l’Afrique Centrale et l’Afrique Orientale, le Burundi passe pour
l’un des pays les plus enclavés de la planète. Et cet
emplacement géographique justifierait un fait dont on parle peu, le contact tardif du Burundi avec ceux qui ont “inventé
la poudre et la machine”, en comparaison avec d’autres pays
africains.
Par exemple, pendant que
la présence des Occidentaux se fait signaler dès les
années 1400 dans les pays côtiers de l’Afrique
comme la Côte d’Ivoire, le Togo, le Gabon..., le Burundi n’a vu son sol
foulé par un pied d’un
Occidental qu’en 1858, avec l’arrivée des
explorateurs britanniques
Richard Buton et John H.
Speke.
Du point de vue des
témoignages de son passé d’avant
l’arrivée des Occidentaux, le Burundi se trouve ainsi parmi les
pays représentant le tableau le plus moins étoffé. Le seul
chapitre de l’histoire du
Burundi anté-colonial le
plus connu est celui de la
dynastie, avec Ntare Rushatsi Cambarantama comme fondateur. Et là
encore, c’est de la
manière la plus approximative, en comparaison par exemple avec son voisin du Nord, qui, grâce aux chroniqueurs et
poètes professionnels
les "abiru" qui étaient commis au service des rois à
l’instar des griots en Afrique Occidentale, a pu conserver son
passé avec une dose respectable
d’exhaustivité et
d’authenticité.
Côté histoire générale du
vécu des peuples, peu de
choses nous sont connues. A part ces monarques, dont le nombre varie
d’ailleurs selon les écoles (R. Burgeois accrédite la
thèse de 4 cycles de rois avec 4 rois pour chaque cycle,
d’où 17 rois dont Charles Ndizeye est le dernier ; J. Vancina
en reconnaît 4 mais avec deux rois pour chaque, donc 9 en tout). Le seul
élément que de
façon scientifique nous connaissons
de l’histoire du vécu des peuples burundais pré–ntaréens est que son peuplement daterait du
7è siècle avant Jésus-Christ, le site le plus ancien se situant à Mubuga, une banlieue de Gitega,
si on en croit les conclusions des
recherches archéologiques de M.-C Van Grunderbeek, E. Roche et H.
Doutrelepont. Ce qu’ont dû réaliser les Burundais anciens
jusqu’à l’avènement de la dynastie Ntare -la seule que l’histoire a
retenue-, leur organisation socio-politique, c’est toute une histoire
à reconstituer.
Partant donc de cet
intervalle le plus ou moins connu, nous livrons à qui aurait besoin de connaître un tant soi
peu le Burundi d’hier et d’aujourd’hui, quelques dates que
nous jugeons plus importantes :
-
autour de 1530 : avènement de la
dynastie Ntare avec Ntare Rushatsi Cambarantama dit aussi, selon les
traditions, Kivimira, Kavuyimbo ou Semuganzashamba ;
Jusqu’à
Ntare III qui vers la fin du
17è siècle instaura
“l’Umuganuro” la fête des semailles (et c’est là une autre
preuve que la monarchie burundaise est hutu et non tutsi ; on
s’imaginerait à peine un roi tutsi fêter l’agriculture
plutôt que l’élevage bovin !), on connaît presque
rien, en terme de dates, des rois qui ont succédé à Ntare
Rushatsi Camabarantama.
-
175o-1780 : Mwezi III (
Ndagushimiye) ;
-
1780-1800 : Mutaga III (
Senyamwiza dit aussi Mutamo) ;
-
1800-1830 : Mwambutsa III
( Mbariza) ;
-
1830- 1850 : règne de Ntare IV, grand conquérant
(son nom de règne est d’ailleurs "Rugamba" littéralement
"Bataille"). Grand
unificateur du royaume du Burundi, il l’a doté de ses frontières actuelles. A son actif, on peut mentionner aussi la
cristallisation du concept de
« Ganwa ». En effet, c’est sous le roi Ntare
Rugamba que tous les fils du roi, qui étaient plus que nombreux si
l’on sait que le roi avait toute une armée d’épouses
du fait qu’il pouvait coucher
avec toute femme autant que son désir le lui demandait en vertu du
principe que toutes les femmes du pays lui appartenaient, ont eu chacun un
territoire à administrer et
gouverner, au détriment des
autres descendants de la dynastie.
C’est à cette date qu’il faut situer l’origine du conflit Batare-Bezi, qui se
conservera jusqu’à l’assassinat, le 13 octobre 1961, du
Prince Louis Rwagasore de la
lignée Bezi, le héros
de l’Indépendance.
Aujourd’hui,
les descendants des rois revendiquent une ethnie à part, en
l’occurrence l’ethnie ganwa. A part que tous les rois du Burundi
étaient Hutu et que par ce fait même tous leurs descendants (si du
moins on se réfère au
système patriarcal qui a toujours régi l’anthropologie
socio-culturelle du Burundi), le sens étymologique du
mot « ganwa » même suffit à leur
démontrer qu’ils se trompent.
De
toute évidence, le mot
"ganwa" ne viendrait en effet
que du verbe "kugana" aller vers, converger vers, se diriger vers, ce qui s’explique par le fait que
tout les Burundais se dirigeaient
vers les chefs des
territoires, pour l’une ou l’autre demande de services ou de
faveurs. Une des preuves que le "ganwa" n’était pas
nécessairement celui qui avait du sang royal (du moins
jusqu’à l’époque du roi Ntare Rugamba) et moins encore d’ethnie,
c’est que pour administrer le royaume (que les seuls fils du roi ne
pouvaient pas suffire à
occuper), il y a eu d’autres chefs de territoires n’ayant
rien de sang royal. C’est le cas du prince MUSWERE, qui gouvernait le
territoire de BUGUFI.
Il est,
par ailleurs, important de
souligner que la lignée royale s’est, au fil du temps,
“tutsisée” à cause de la culture de la
“vache” qui a pris le dessus dans les rapports socio-culturels burundais avec la
pratique d’“Ubugabire” le clientélisme pastoral, qui
faisait du receveur “Umuhutu” et du donateur
“Umututsi”. Etant donnée que les descendants du Roi avaient
beaucoup de vaches, il était normal qu’ils soient des
“Batutsi” en tant que donateurs. Ils ont ont fini par se “tutsiser”
définitivement ou se considérer comme tels. Comme pour cimenter cette
aliénation, les rois, et par après leurs descendants finiront par
adopter une tradition qui consista à ne prendre épouse que dans
les familles tutsi et pas n’importe lesquelles, mais celles dites de bons
clans, nottamment les Basafu, les Benengwe, etc.
Ayant
découvert finalement qu’ils ne sont pas d’origine tutsi et
ne voulant pas non plus être des Bahutu suite à la connotation
péjorative historiquement attribuée à ce peuple, il est
normal que les descendants de la lignée monarchique soient actuellement
dans une situation confuse et en quête d’une identité ;
-
1858 : arrivée au
Burundi des Occidentaux Richard
Buton et John H. Speke ;
-
1889 : début de la colonisation du
Burundi par l’Allemagne. Signalons que ce sont ces mêmes Allemands
qui, en 1889, ont fait le premier et
le dernier recensement ethnique qui nous donne les chiffres de 85% Hutu, 14%
Tutsi, et 1% Twa. Et pendant plus
de 100 ans, ces chiffres n’ont jamais été ni
confirmés ni infirmés par aucune recherche ! S’il faut
donc faire des quotas ethniques dans
l’administration et dans les corps de défense et de
sécurité, il faudrait, et c’est le moins que l’on
puisse dire, avoir le courage ou
de reprendre le recensement
ethnique, ou tout simplement
d’enlever cette honte dans
notre constitution. Car comme on le constate, rien n’est plus arbitraire et
forfaitaire que cette histoire de quotas !
-
1899 : fondation de la
ville de Bujumbura (dite alors Usumbura) ;
-
1850-19o8 : Mwezi IV
(Gisabo dit aussi Bikatabijoga) ;
-
1896 : première
fondation d’une paroisse à Misugi, qui, deux ans plus tard, est
transférée à Muyaga ;
-
1912 : transfert de la
capitale du Burundi de la colline
Uzige (Bujumbura) à celle de
Musinzira (Gitega) ;
-
1916 : chasse des
Allemands par les Belges et
début de l’occupation belge ;
-
1929-1933 :
première et désastreuse épuration ethnique de la structure
politco-administrative par l’occupant belge. Tous les auxiliaires
hutu du pouvoir sont
remerciés. Notez bien
"auxiliaires" ! La tutelle belge n’a comme Hutu limogés que les auxiliaires. Non
pas qu’elle a épargné les
"non-auxilliaires", mais
tout simplement parce que dans la
structure politico-administrative
du Burundi, il n’y avait comme hutu que des auxiliaires. Ceux qui collent donc sur
le dos du colonisateur la responsabilité des clivages ethniques
n’ont ni tout à fait
tort ni tout à fait raison : les Belges ne sont venus que
porter à la pourriture un
fruit déjà investi par le ver !
-
1934 : première révolte Hutu
animée par les paysans de
Ndora, sous la houlette de Madame Inamujandi ;
-
le 13
septembre 1946 : le Burundi est placé sous le mandat de
l’Onu qui à son tour le confie à la Belgique ;
-
septembre- octobre 1956 :
premières élections au suffrage "universel"
(auxquelles ne participent que les hommes) pour les Conseils de Chefferies et de Sous–Chefferies ;
-
le 15 juin 1959 :
libéralisation du droit à l’association, qui consacre le
multipartisme ;
-
le 15 novembre 1960 :
élections communales "au suffrage universel" direct
(auxquelles ne participent que les hommes), que remporte le Front Commun,
proche de la Tutelle ;
-
le 18 septembre 1961 :
élections législatives au vrai suffrage universel direct (auxquelles
participent cette fois-ci aussi les
femmes), que remporte
l’Uprona ;
-
le 13 octobre 1961 :
assassinat du prince Louis Rwagasore suivi de l’arrestation et de
l’exécution des auteurs à la place publique ;
-
le 23 novembre 1961 :
promulgation de la première constitution du royaume du Burundi ;
-
le 13 janvier 1962 :
assassinats des syndicalistes hutu de Kamenge ;
-
le 1er juillet 1962 :
proclamation de l’indépendance du Burundi ;
-
le 15 janvier 1965 : assassinat
du Premier Ministre Pierre Ngendandumwe, premier universitaire hutu, par des
gens qui jusqu’à nos jours "ne peuvent être
identifiés" ;
-
le 10 mai 1965 :
élections législatives au suffrage universel direct que remporte
l’Uprona déjà divisé en deux groupes à
tendances ethniques, le groupe dit "Casablanca" (Tutsi) et le groupe
dit "Monronvia" (Hutu) ;
-
le 24 juillet 1965 : le
roi Mwambutsa fait le jeu de son entourage Tutsi et annule le résultat
des élections du 10 mai 1965, car le groupe Monronvia, pour ne pas dire
Hutu, a eu la majorité des
sièges. C’est suite à cette annulation qu’il y
eu les révoltes de Busangana
et Ndora, où les paysans
hutu se sont attaqués aux paysans tutsi avant que l’armée
n’intervienne pour raser tout ce qui est Hutu dans ces lieux.
-
le 18 octobre 1965 :
attaque du palais royal par des
éléments de
l’armée et de la gendarmerie dirigés par un officier hutu.
Le capitaine Michel Micombero intervient en faveur du roi, fait échec
à la tentative du coup
d’Etat et massacre non seulement la majorité des officiers hutu,
mais aussi tous les élus du
peuple du groupe Monronvia, en commençant par Paul Mirerekano,
l’élu de la
circonscription
révoltée ;
-
le 8 juillet 1966 :
début de règne du roi Charles Ndizeye sous le nom dynastique de
Ntare V ;
-
le 28 novembre 1966 : coup
d’Etat militaire qui porte au pouvoir le capitaine Michel Micombero. Il
abolit la monarchie, dissout les
partis politiques, décrète l’Uprona parti unique ;
-
le 25 décembre 1969 :
Exécution de 23 hauts cadres et officiers hutu dont certains viennent
fraîchement de rentrer de l’étranger au terme de leur
formation militaire. Ceci en
exécution du verdict signé par Gabriel Mpozagara en qualité
de Procureur Général
de la République. Avant la fin de l’année 1969, la quasi-totalité
des officiers et sous-officiers hutu passeront par les armes, sans aucune
autre forme de procès ;
-
le 29 avril 1972 :
assassinat du roi Ntare V ; coup d’envoi du génocide hutu ;
-
mai-juin 1972 :
campagne de génocide hutu, qui coûte la vie à quelques
300.000 personnes et qui jette le
double sur la route de l’exil, ce qui réduit le peuple hutu du pays d’au moins 30% de ses
effectifs. Les auteurs de ce
génocide " ne peuvent toujours être
identifiés".
-
le 9 septembre 1976 : coup d’Etat militaire
qui porte le colonel Jean Baptiste Bagaza au pouvoir ;
-
le 18 avril 1980 :
naissance du Palipehutu (Parti pour la libération du peuple
hutu) ;
-
le 18 novembre 1981 :
nouvelle constitution de la République du Burundi ;
-
1986 : naissance du
Frodebu ( Front pour la Démocratie au Burundi) ;
-
le 3 septembre1987 : coup
d’Etat militaire qui porte le Major Pierre Buyoya au pouvoir ;
-
août 1988 :
massacres de dizaines de milliers de Hutu dans les communes Ntega
et Marangara ;
-
le 5 février 1991 :
adoption de la Charte de l’Unité Nationale : en lieu et place
des cartes prévues pour le
vote, les dépouilleurs des urnes
se retrouvent devant des tonnes de tracts du Palipehutu, avec la mention
« Palipehutu, tsinda » ! ( Palipehutu,
gagne !).
-
le 13 mars 1992 : vote
de la nouvelle constitution de la République du Burundi, qui
consacre le multipartisme ;
-
le 1er juin 1993 : premières élections multipartites,
après celles de 1965, que remporte haut la main le Frodebu sous la
houlette de Melchiore Ndadaye ;
-
le 29 juin 1993 :
élections législatives que gagne le Frodebu : 65
sièges contre 15 du Parti Uprona ;
-
le 3 juillet 1993 :
première tentative de coup
d’Etat contre le nouveau chef d’Etat Melchiore Ndadaye, qui n’est pas encore
investi ;
-
le 21 octobre 1993 :
assassinat du chef de l’Etat
Melchiore Ndadaye, de
l’essentiel de ses proches
collaborateurs et d’autres hauts cadres de son parti ;
On note notamment :
·
Pontien Karibwami,
Président de l’Assemblée Nationale ;
·
Jules Bimazubute,
Vice-Président de l’Assemblée Nationale ;
·
Juvénal Ndayikeza,
Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité
Publique ;
·
Richard Ndikumwami,
Administrateur Général
de la Sûreté Nationale (dite Documentation) ;
·
Anglebert Sentamo, Gouverneur
de la province Karuzi ;
·
Joachim Nurwakera, Gouverneur de la province Gitega ;
·
Madame Euzébie
Ntibantunganya, épouse du Ministre des Relations
Extérieures ;
·
Madame Sylvana Katabashinga,
épouse de Dominique Barumpozako, un haut cadre de la Chambre de
Commerce et d’Industrie.
-
le 5 février 1994 : investiture de Cyprien Ntaryamira comme successeur
de Melchior Ndadaye ;
-
début février 1994 : début
de la campagne de déhutification de
la capitale Bujumbura en particulier et des centres urbains du pays en
général ;
les
quartiers Bwiza, Jabe, Nyakabiga, Musaga, Ngagara, Cibitoke et Kanyosha,
où vivaient les gens
à revenu moyen, sont épurés de tout élément
hutu, les biens pillés, les maisons démolies ou incendiées
systématiquement.
Les
déshérités se ruent sur Kamenge et Kinama, que les
bombardements intensifs de l’armée réduiront en peu de
temps en de champs de ruines où ne vivaient plus que chiens errants et
charognards.
-
le 6 avril 1994 :
assassinat du Président Cyprien Ntaryamira en même temps que son
homologue rwandais Juvénal Habyarimana au cours de l’attentat contre l’avion
présidentiel rwandais à l’aéroport de
Kanombe ;
-
le 1er octobre 1994 : investiture de Sylvestre
Ntibantunganya comme Président définitif après de longues
négociations avec les partis candidats malheureux de 1993, qui
réclament et obtiennent des
places aussi importantes que le Frodebu, dont la primature, la défense,
ect ;
-
le 29 avril 1994 :
déportation de tous les habitants
de Kamenge et Kinama par l’armée au stade Prince –Louis Rwagasore , dont on
sélectionne les jeunes garçons accusés d’activisme
et de rébellion contre l’armée, et qu’on achemine
à l’école nationale de Police. Beaucoup ne seront plus
revus ;
-
le 24 septembre 1994 :
création du CNDD (Conseil National pour la Défense de la
Démocratie ;
-
le 5avril 1995 : déhutification de Bwiza,
l’avant dernier quartier populaire
de l’autre côté
de la Rivière Ntahangwa,
où vivent encore des Hutu ; attaque du quartier
Buyenzi ; poursuite des fugitifs par l’armée et les miliciens
tutsi "Sans-Echec"
jusque dans les mosquées ; beaucoup de noyades des fugitifs
dans la Ntahangwa, etc. Un millier
de morts ;
-
le 11 juin 1995, massacre
d’une centaine d’étudiants hutu dans le campus universitaire
de Mutanga par des gens qui jusqu’à ce jour "ne peuvent être identifiés" ;
-
de juillet 1995 à Mars
2003 : guerre atroce entre l’armée monoethnique tutsi et la rébellion hutu du
Cndd ;
-
le 25 juillet 1996 :
retour du Major Pierre Buyoya par
un coup d’Etat contre le Président Sylvestre
Ntibantunganya ;
-
le 13 septembre 1996 :
décret-loi n° 1/001/ 96 du 13 septembre 1996 portant organisation du
système institutionnel de transition. Le texte est appelé
« Acte Constitutionnel de Transition ».
-
le 21 juin 1998 :
début des négociations d’Arusha entre le Gouvernement
Buyoya, les partis politiques agréés et les rebelles du
Cndd ;
-
le 28 août 2000 :
signature de l’Accord de paix d’Arusha où participe une
faction affaiblie du Cndd, ce qui ne met pas du tout fin à la
guerre ;
-
1er novembre 2001 :
reconduction du Major Buyoya pour
un mandat de 18 mois selon les clauses de l’Accord de Paix
d’Arusha ;
-
le 1er mai 2oo3 : Domicien
Ndayizeye succède à Buyoya pour un mandat de 18 mois, selon les
clauses d’Arusha ;
-
le 16 novembre 2003 : signature
de l’Accord global de cessez-le-feu entre le Gouvernement de transition
du Burundi et le Mouvement Cndd-Fdd ;
-
le 3 juin 2005 :
élections communales, que remporte haut la main le Cndd-Fdd ;
-
le 4 juillet 2005 :
élections législatives, que remporte le même Cndd-Fdd
-
le 29 juillet 2005 : élections
sénatoriales. Idem ;
-
le 19 août 2005 :
Pierre Nkurunziza, candidat unique, est élu par les deux chambres des
représentants comme Président de la République du
Burundi ;
-
début 2oo6 :
départ d’une campagne de terreur par le gouvernement
dirigée contre l’opposition, la presse et la société
civile. Cette campagne se solde notamment par :
·
l’arrestation et
l’incarcération des
journalistes souvent sur base de délations y compris pour des propos
tenus au bar ;
·
le lever de
l’immunité parlementaire et la suspension de deux parlementaires,
Mathias Basabose et Léonard Nyangoma ;
·
l’arrestation et
l’incarcération des membres de l’opposition y compris les
poids lourds à l’image de Domicien Ndayizeye l’ex- Chef de
l’Etat et Alphonse - Marie
Kadege l’ex-Vice-chef de l’Etat ;
-
le 7 septembre 2006 : signature
de l’accord de cessez-le- feu entre le gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL,
lequel cessez-le-feu peine toujours à porter ses effets.
Cette chronologie est
faite en avril 2008 par le CDP.