"Si tu ne sais pas où tu vas, n'oublie pas au moins d'où tu viens". Proverbe togolais

Rwanda: une proche du président entendue par des juges français


Rose Kabuye, collaboratrice du président rwandais Paul Kagame, a été transférée mercredi d’Allemagne en France et présentée à la justice dans une enquête sur l'attentat contre le président Habyarimana en 1994, dossier qui empoisonne les relations entre Paris et Kigali. La responsable du protocole de la présidence, 47 ans, avait été arrêtée le 9 novembre à l'aéroport de Francfort, sur la base d'un mandat d'arrêt émis par la France. Rose Kabuye est arrivée mercredi en milieu d'après-midi à l'aéroport parisien de Roissy où elle a été "accueillie par un important comité d'accueil" de policiers, a annoncé l'un de ses avocats, Me Bernard Maingain. . Lire la suite de l'article.



Relations France-Rwanda: une proche du président rwandais arrêtée en Allemagne


Une proche du président rwandais Paul Kagame, Rose Kabuye, a été arrêtée dimanche à l'aéroport de Francfort (Allemagne) sur mandat français, une arrestation qualifiée d'"abusive" par Kigali et qui risque d'envenimer encore les relations franco-rwandaises. Lire la suite



LAVICTOIRE D’OBAMA: UNAPPEL AUX DEFAITISTES ;

UNE GIFFLEAUX CONSERVATEURS SCLEROSES

 

Quand Martin Luther King prononça le « I have a dream »,

ils sont nombreux, qui disaient, le narguant : « Un rêve,

en effet ! »

Et voilà, le rêveur aura été le prophète ! Lire la suite de l'article

 



LE GOUVERNEMENT ET LE FNL-PALIPEHUTU SOMMES DE FAIRE LA PAIX AVANT LA FIN DE L’ANNEE : C’EST LE MOINS QUE L’ON PUISSE LEUR DEMANDER!  

« Ah’ubwo babahaye umwanya munini » (d’ailleurs on leur a donné trop de temps), disait une Burundaise ce samedi, réagissant à une question d’une journaliste de la BBC en rapport avec cet ultimatum qui ne dit pas son nom. Lire la suite de l'article

 

 

 



SOIREE CULTURELLE BURUNDAISE

DANS LE NORDRHEINWESTFALEN

(Allemagne)

Burundais Burundaises

Amis des Burundais ;

Dans le cadre de ses activités ayant pour mission l’aide aux enfants Burundais en détresse, l’ONG Tamba-Tamba vous convie ce 28 novembre 2008 à une soirée culturelle Burundaise ayant pour mission la sensibilisation pour la récolte de fonds en faveur des enfants burundais de la province de Muyinga en détresse. Lire l'invitation

 



DE LA 1ère RENCONTRE DES PATRIOTES-INSERUKARUKAMVYE REPRESENTANTS DU CDP DANS LES DIFFERENTES UNIVERSITES DU PAYS.

 

Sous la présidence de Monsieur Benjamin Mpawenimana Administrateur Permanent et Coordinateur National Adjoint du Parti, les Représentants du CDP dans les différentes Universités et/ou Campus Universitaires du pays se sont réunis à Kamenge ce dimanche 26/ 10/ 2008. Lire la suite

 



MESSAGE DE SOUTIEN DU PRESIDENT DU CDP A LA JEUNESSE ESTUDIANTINE

 

Mesdames Messieurs, vaillants Patriotes ;

 

« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent », disait Victor Hugo.

Et comme nous ne cessons de le répéter au CDP, voler aux secours de celui qui pleure tout le temps ne consiste pas à pleurer avec lui, mais à s’interroger avec sagesse sur les sources profondes de ses fontaines de larmes et à les boucher une bonne fois pour toutes. C’est ce que nous appelons bien dégager la problématique pour bien baliser une politique. Pour lire la totalité du message cliquer ici.

 



PREMIERE RENCONTRE DES COORDINATEURS REGIONAUX ET DES DELEGUES PROVINCIAUX DU PARTI


Dominique Ngenzirabona
Coordinateur National du Parti CDP.

Sous la présidence de Monsieur Dominique Ngenzirabona, Coordinateur National, le CDP a tenu à Kamenge, ce 5 octobre 2008, une réunion extraordinaire à l’intention des Coordinateurs régionaux et des Délégués provinciaux du Parti. Pour Lire la suite, cliquer ici



La meilleure façon de préserver le pouvoir...

Cher frère au pouvoir,

Je sais que tu voudrais rester éternellement au pouvoir et préserver tes intérêts indéfiniment. Je t’offre gratuitement la meilleure voie d’y parvenir.

Je sais que ta première réaction sera de dire : "je n’ai rien à apprendre de la part d’un inconnu qui de surcroit n’a rien à prouver en guise de pouvoir et d’intérêts à protéger". C’est là que tu commettrais ta plus grande erreur. Tout d’abord, il y a très peu d’exemples de gens qui ont préservé leur pouvoir durablement en se prenant pour le seul dépositaire d’idées sur la préservation de leur pouvoir. Lire la suite de l’article.



CHARITE, OU ES-TU ?

« SI TU NE SECHES PAS TES LARMES, ELLE VA TE DONNEZ A MANGER » !

Dépourvu de tout pour acheter les fournitures scolaires à sa fille, un certain Jacques s’est présenté, accompagné de cette dernière, au domicile d’un vieil ami aujourd’hui plus que grand dignitaire, histoire de lui demander une assistance financière. Le maître de céans accueille les indigents dans son somptueux salon où scintillent or, argent et diamant. Il se déclare impuissant devant la sollicitation, non sans aligner les causes de son état pécuniaire lamentable : « Un de mes camions est gravement malade ; je dois le faire réparer pour au moins un million. Et pour les neuf autres, la recette s’amenuise de façon catastrophique ; la crise mondiale frappe sur toutes les portes ; « Deux des locataires de mes dix maisons accusent deux mois d’arriérées de loyer ; .... Lire la suite de l‘histoire.



Editorial

O PEUPLE SOUMIS AU  « VACCIN » CONTRE  LA FRISSON DEVANT L’INVIVABLE !

Par Sébastien Ntahongendera


Quand il s’endort, tout homme fait parfois des rêves peuplés de scènes surréelles. Et j’ouvre mon propos par ces questions, que se posait un burundiste, estomaqué par ce qui se passe actuellement dans notre  pays :  « Les  Burundais font-ils encore des rêves surréels  ? Peut-on encore aujourd’hui créer une œuvre artistique de fiction, par exemple une fiction romanesque, portant sur le Burundi » ?

Pleure ô pays de larcins
Terre du tout vivable
Peuple soumis aux vaccins
Vaccins contre  l’intenable

Tel est un extrait d’un de mes poèmes, que je publierai quand « ils » le voudront. Et  par cet extraitje me dis en avoir ainsi fini avec les réponses aux deux questions de tantôt ; toute la suite se trouve être une justification de ces réponses. Et pour ce faire, je commence par définir le rêve. Pour lire la suite, cliquer ici.

 



UNE LECTURE ERRONÉE DE L’INTERVIEW DU PRESIDENT DU CDP PAR UN JEUNE DU CNDD-FDD

Par Sébastien Ntahongendera

Depuis qu’ildéposé  le dossier de son Parti le CDP (Conseil Des Patriotes) pour agrément, Monsieur Anicet Niyonkuru ne cesse de faire objet de sollicitations pour des interviews.  La dernière en date est celle qu’il a accordée au journal « Iwacu » , et qui a paru le 06-09-2008.
Ce n’est pas de cette interview qui me préoccupe dans mon propos, mais plutôt  une des réactions qu’elle a suscitée. Et pour ne pas que le lecteur ait à lire l’analyse des propos qu’il ne connaît pas, je trouve idoine de donner texto, au premier abord, l’interview dans son intégralité. Pour lire la suite cliquer ici.



L’AMOUR DE LA PATRIE COMMENCE PAR L’AMOUR DE SA CULTURE ; LE CDP L’A COMPRIS.

Léopold Sédard Senghor ne croyait pas si bien penser : « La révolution culturelle est la mère de toute révolution politique ».
En concevant sa politique, le CDP, qui s’oppose à toute attitude aliénataire et se pose comme un forum d’une nouvelle génération politique, a fait sienne cette conception senghorienne de la révolution politique. Dans sa marche vers la réalisation d’un Burundi qui appartient aux Burundais, le CDP entend faire de l’amour patriotique le poumon de toutes les structures socio-économiques, ce qui ne peut se réaliser autrement qu’en canalisant toutes nos forces vers le retour à nos valeurs et actes culturels qui ont doté notre pays de ce qu’il a encore d’enviable.
Cet article se veut un clin d’oeil aux Burundais qui, prétendant développer les Burundais tout en reléguant au  dernier plan les valeurs fondatrices de l’âme du Burundais, semble oublier qu’on n’élève pas les murs d’une maison sur la fondation d’une autre.

Quand l’on parle de la culture, certains comprennent le mot dans sa conception seulement anthropologique, c’est-à-dire quasiment le synonyme de « tradition » au sens primitif... Pour lire la suite, cliquer ici

 

 



 Avis de recherche :
OÙ SONT PASSÉS LES TAMBOURS RUKINZO ET KARYENDA ?


Karyenda et Rukinzo, le premier tenant lieu de drapeau national et le second jouant le rôle de radio nationale dans le Burundi monarchique, ont disparu. Et vu l’importance  de ces vestiges dans le domaine du tourisme et considérant que le tambour est pour le Burundi le folklore-roi, c’est curieux de constater que personne n’en souffle mot ! Pour lire la suite, cliquer ici.

 



DU PROJET DE SOCIETE DU CDP :

LE CAS DE L’EDUCATION NATIONALE

 

Depuis notre première sortie officielle qui a eu lieu à Bruxelles le 29 mars 2008 et nous avons donné  un « avant-goût du plat » que nous préparons pour le Burundi, les  appétits n’ont pas cessée de grimper chez les uns et les autres ; ils sont plus que nombreux qui nous demandent de déroger à la pratique classique - qui consiste à ne rendre public le projet de société d’un parti que de façon solennelle-  pour leur dévoiler les fins fonds de notre Projet de Société. Jusqu’ici, nous étions toujours restés intraitables face à cette demande. Mais vu  l’insistance des demandeurs, nous avons choisi de porter à la connaissance du public ne serait-ce que quelques points de ce que nous envisageons pour le Burundi de « tout à l’heure ». Pour lire la suite, cliquer ici

 

 



L’IRREEL BURUNDAIS TEL QUE VECU PAR UN  ETRANGER. Lire le texte

 



IKINJANA CA 20.  Lire le texte

 

 



«LE GOUVERNEMENT PIERRE NKURUNZIZA
A PEU D’APPETIT POUR LES ELECTIONS ! »

 Interview du président du Parti CDP au journal  Arc-En-Ciel. Pour lire l'interview, cliquer ici.

 

 



LE CDP VIENT D’ETRE ENREGISTRE COMME PARTI DEMANDEUR D’AGREMENT

 

 

Jeudi le 31 juillet 2008


Anicet Niyonkuru
Anicet Niyonkuru
Président du Parti CDP

 

 

C’est fait. Accompagné de Monsieur Dominique Ngenzirabona, Représentant légal Adjoint du Parti CDP, Monsieur Anicet Niyonkuru vient de déposer ce Mercredi 30 juillet 2008 à 11H45 le dossier de demande d’agrément de son Parti le CDP, Conseil Des Patriotes. Il vient ainsi de faire son entrée dans le cercle - qui il faut l’avouer s’ouvre et s’agrandit de plus en plus - des hommes et des femmes qui ont proposé pour le Burundi un projet de société sur le plan national.

 

Pour les Inserukarukamvye comme se dénomment les militants du CDP, c’est un pas très important dans la mesure où certains travaillaient avec timidité pour un parti qui, c’est le moment de le dire, a la particularité de dire tout le non-dit sur le Burundi.

 

Mais qui est en quelques mots- puisqu’on y revendra à une autre occasion -, l’homme qui vient d’ainsi entrer dans l’histoire politique du Burundi ?

Anicet Niyonkuru est né en 1968 à Musotera en commune Mpinga-Kayove, province Rutana.

Après ses études secondaires successivement au Lycée Musinzira et au Lycée Mushasha, il entre à l’Université du Burundi où il fait des études de Langue et  Littérature  Françaises.

 

L’assassinat du Président Ndadaye en 1993 ainsi que les conflits sanglants inter-ethniques qui l’ont suivi viennent pour perturber ses études, alors qu’il fait sa première Licence. Entre autres incidents graves qui ont perturbé son séjour au Campus Universitaire de Mutanga, on peut noter le défoncement de sa chambre n° 76 au Tropicanat II par des étudiants extrémistes qui voulaient mettre un terme à ses jours. Par ce hasard qui fait que l’homme ne se trouve pas  toujours au mauvais endroit au mauvais moment, Anicet Niyonkuru n’avait pas passé la nuit dans sa chambre. Les malfaiteurs ont découpé tout ce qui était dans sa chambre en mille morceaux avant de mettre une croix rouge sur la porte. Ce fut son dernier jour à l’Université du Burundi.

Après cet attentat, d’autres faits qui n’étaient pas de nature à sécuriser les étudiants de l’ethnie Hutu feront qu’ils désertent tous l’Université et sacrifient l’année académique 93-94.

 

En collaboration avec certains autres étudiants ayant été forcés de quitter l’Université, Niyonkuru fonde Le Témoin-Nyabusorongo, le journal le plus populaire et le plus lu, après Ndongozi, que le Burundi ait connu. Il en devient Directeur de Publications.

A deux reprises, le siège du journal, qui servait en même temps de résidence pour le groupe dans cette Kamenge bondée à craquer de tous ce qui avaient été contraints de quitter presque tous les quartiers populaires de Bujumbura durant la chasse à l’« Iboro[1] », sera réduit en cendre par les bombes incendiaires de l’armée nationale. Dans le tumulte de cette chasse à l’homme, Niyonkuru se fait engagé comme agent de l’USI (Unité de Sécurité des Institutions), Service dépendant directement de la Présidence de la République.

Il est alors plus que filé.

Par exemple, de passage dans le Quartier Ngagara au volant de sa Suzuki mini-jeep, il essuie des tires d’armes d’assaut qui pulvérisent les vitres du véhicule sans faire de dégâts humains.

Cet énième attentat le décide à quitter le pays pour la Côte d’Ivoire.

 

Là, il reprend ses études et obtient un diplôme de Maîtrise en Sciences et Techniques de la Communication , un Certificat de DESS (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées) Marketing et une Licence en Sociologie.

Il travaille comme enseignant de Marketing et de Communication à la Grande Ecole d’Etudes Commerciales de Cocody-Angré, avant de devenir successivement Directeur Administratif et Technique de la Société Africaine de Communication (SAFCOM), une  entreprise de communication et de marketing, Directeur de Apte-Com, une autre entreprise de  communication et de marketing et Rédacteur en Chef de INVESTIR UEMOA, un Magazine Economique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine.

 

Durant son séjour en Côte d’Ivoire, Niyonkuru a fait montre non seulement d’un attachement indéfectible à la patrie par le truchement de la culture, mais aussi d’un sens exceptionnel d’organisation de la communauté estudiantine burundaise en Côte d’Ivoire.

Sur le plan culturel, on enregistre à son actif la fabrication des tambours en Côte   d’Ivoire, ce qui n’est pas de l’eau à boire pour beaucoup d’autres Burundais de la diaspora, qui, s’ils en ont besoin,  les font venir du Burundi.

Tambourinaire assermenté, il entreprend d’apprendre les tambours aux étudiants burundais de Côte d’Ivoire. A travers la SEB-CI ( Solidarité des Etudiants Burundais de Côte d’Ivoire) qu’il dirigera pour 4 ans avec deux mandats électifs, ces tambours se montreront non seulement comme véritable ambassadeur du Burundi, mais aussi de vraies ressources de revenus qui viendront en aide aux étudiants n’ayant pas de bourses,  pour le payement des frais d’inscription qui variaient de 200.000 à 350.000 FCFA.

 

Depuis sa prise de conscience de la problématique de la révolution burundaise,

Niyonkuru n’a jamais tourné le dos aux questions politiques. Déjà au lycée de Mushasha, il a été élu Secrétaire de la précieuse section JRR[2] , dans un établissement où les garçons représentaient à peine 1%.

Durant son séjour à l’étranger, Niyonkuru n’a jamais oublié qu’il n’avait pas quitté son pays pour un voyage d’agrément, mais à cause des problèmes politiques. N’était-il pas d’ailleurs représentant du CNDD en Côte d’Ivoire ?

Comme si le sort avait décidément choisi de faire de son métier d’informateur du peuple sa condamnation, Niyonkuru quitte la Côte d’Ivoire en décembre 2000, traqué par les Services de Renseignements Ivoiriens sous le régime du Général- Président Robert Guei, non sans avoir marché de Treichville à Cocody- ce qui, pour un fonctionnaire ivoirien de son calibre n’était pas, à cette époque, un fait ordinaire- quand son véhicule de service a été raflé par l’armée pendant les mouvements populaires historiques qui ont accompagné la venue de Laurent  Gbagbo au pouvoir.

 

Entre autres qualités personnelles, Niyonkuru est connu comme travailleur infatigable. « Me reposer signifie changer d’activité », dit-il à certains quand ils lui rappellent de se reposer.

Il est aussi amoureux de l’intérêt commun ; il n’y a pas d’activité appelant le sacrifice des intérêts personnels pour le bien-être de la communauté à laquelle il s’est soustrait, souvent  à grand péril y compris le risque de perdre la vie.

 

Il est marié et père de 4 enfants dont deux adoptifs.

Il parle 5 langues : le kirundi, le kiswahili, le français, l’anglais, et l’allemand.

 

 

Sébastien Ntahongendera, Porte-parole du Parti CDP

 


[1] A l’origine, le mot signifie „marchandise obtenue à vil prix et souvent en contre - bande, pour être vendue à prix d’or.

Pendant les campagne de la balkanisation de Bujumbura, il signifiait „ Hutu“, en vertu du fait que l’assassinat d’un Hutu équivalait à une somme d’argent dont le montant variait selon l’importance social ou politique de la personne assassinée. Ainsi distinguait-on „iboro“ d’ikiboro“ le gros gibier.

[2] Jeunesse Révolutionnaire de Rwagasore, un mouvement intégré de L’Uprona, dont, à l’époque, tout élève était membre de fait.

 



 Avis de recherche :
OÙ SONT PASSÉS LES TAMBOURS RUKINZO ET KARYENDA ?


Karyenda et Rukinzo, le premier tenant lieu de drapeau national et le second jouant le rôle de radio nationale dans le Burundi monarchique, ont disparu. Et vu l’importance  de ces vestiges dans le domaine du tourisme et considérant que le tambour est pour le Burundi le folklore-roi, c’est curieux de constater que personne n’en souffle mot ! Pour lire la suite, cliquer ici.

 



L’AMOUR DE LA PATRIE COMMENCE PAR L’AMOUR DE SA CULTURE ; LE CDP L’A COMPRIS.

Léopold Sédard Senghor ne croyait pas si bien penser : « La révolution culturelle est la mère de toute révolution politique ».
En concevant sa politique, le CDP, qui s’oppose à toute attitude aliénataire et se pose comme un forum d’une nouvelle génération politique, a fait sienne cette conception senghorienne de la révolution politique. Dans sa marche vers la réalisation d’un Burundi qui appartient aux Burundais, le CDP entend faire de l’amour patriotique le poumon de toutes les structures socio-économiques, ce qui ne peut se réaliser autrement qu’en canalisant toutes nos forces vers le retour à nos valeurs et actes culturels qui ont doté notre pays de ce qu’il a encore d’enviable.
Cet article se veut un clin d’oeil aux Burundais qui, prétendant développer les Burundais tout en reléguant au  dernier plan les valeurs fondatrices de l’âme du Burundais, semble oublier qu’on n’élève pas les murs d’une maison sur la fondation d’une autre.

Quand l’on parle de la culture, certains comprennent le mot dans sa conception seulement anthropologique, c’est-à-dire quasiment le synonyme de « tradition » au sens primitif... Pour lire la suite, cliquer ici

 

 


Jeudi le 10/juillet/2008

 

LE SORT DE LA FEMME DANS LA SOCIETE  BURUNDAISE : POUR UNE LIBERATION SANS ALIENATION

 

Par Paulette Evella NIKUZE 

 

 

Je rends hommage à toutes les personnes qui ont consenti leur temps et leurs efforts pour la rédaction et la publication du livre Femmes "bâtisseurs" d’Afrique[1].

Les récits, l’exposition et les réflexions qu’il contient reflètent en effet la réalité du vécu de la femme africaine croulant sous le poids du diktat de l’inégalité des sexes à tous les points de vue (politique, économique, social, culturel etc.), tout en mettant en évidence les entraves à s’en émanciper.

Analysant le cas du Burundi, la femme n’a pas non plus été épargnée par ce fléau d’inégalité de sexes avec toutes ses conséquences.

Nous allons voir que ce phénomène prend  naissance dans la structure même de la société burundaise, une société patriarcale, où l’infériorité de la femme par rapport à l’homme a toujours été de mise, et à laquelle la femme devait, partant, se soumettre, l’homme exerçant sur elle tous les pouvoirs d’autorité, de domination et d’oppression.

Mais alors, cette réalité devrait-elle rester ainsi? Quel serait l’apport du Gouvernement et des individus dans les changements envisageables ?

La suite se veut une réponse à ces questions.

 

Même en pleine mutation, la société burundaise semble toujours envisager « à la burundaise » le rôle fondamental de mère au foyer.

Il s’indique de rappeler d’abord ce que, dans la tradition burundaise, cela signifiait « être une femme ».

 

La fille quittait trop tôt le toit paternel - A 14 ans elle était déjà « assez mûre » pour se marier- pour aller épouser un homme qu’elle ne connaissait pas, l’organisation des cérémonies de la dot et du mariage étant du ressort des parents des futurs mariés et à leur insu. La stabilité  du mariage était, entre autres, fortement influencée par la naissance d’un enfant, quand  la survie de la femme au foyer était subordonnée à la naissance d’un garçon. A cette époque où la mentalité de l’homme était guidée par l’ignorance, la femme était ainsi maltraitée, voire répudiée, non seulement pour une stérilité conjugale dont la responsabilité était d’office rejetée à la femme, mais aussi pour sa maternité « destructrice du clan », entendez le fait de ne mettre au monde que des filles. Partant, la fille se sentait toujours frustrée depuis son jeune âge du fait qu’elle était une enfant non voulue par son père, le garçon recevant toujours éloges et compliments tandis que sa sœur n’encaissait que des critiques : incapacité physique, ignorance, etc.

Soit dit en passant, cette mentalité de préférence sexiste dans la filiation  refait malheureusement surface au Burundi, à en juger par les nombreux  cas de femmes qui se font aujourd’hui massacrer par leurs époux, au motif qu’elles « ont refusé » de donner naissance aux enfants de sexe masculin. On citerait le cas de Francine de Makamba  qui, en 2004, s’est fait scier les bras par son mari parce qu’elle portait la grossesse d’une fille. C’est aussi celui de madame  Mukahigiro de la commune  Butihinda en province de Muyinga,  qui, pas plus tard que le 27 mai de cette année,  s’est fait tuer par son mari parce qu’elle venait de mettre au monde une troisième fille.

 

Qu’en est-il  maintenant de l’éducation préparatoire à  cette vie de future femme ?

 

La fille restait auprès de sa mère qui devait l’éduquer, lui apprendre certaines tâches ménagères et lui inculquer certaines valeurs comme le respect, la tolérance, la tempérance, la tendresse, la sagesse, l’acceptation de sa condition, bref, toutes les qualités susceptibles de   la préparer à être une future mère soumise et résignée. Et durant la vie de jeune fille, la moindre  erreur pouvait aller  jusqu’à vous coûter la vie. Ainsi, une fille qui tombait enceinte avant le mariage devait subir  la plus atroce des  sanctions de la part de sa  famille : sans que besoin il n’y en ait même d’identifier  l’auteur de la grossesse, elle était jetée dans l’« igisumanyenzi »un grand fossé, prête à être dévorée par les bêtes sauvages.

 

S’agissant du garçon, il devait suivre les traces de son père, qui lui apprenait les tâches réservées à l’homme.

Il ne faudrait pas comprendre à travers ceci que les tâches de ménage étaient partagées de façon équitable ;  ce n’est tout simplement que le résultat de l’orgueil de l’homme qui devait toujours faire prévaloir sa supériorité physique et exercer son pouvoir de domination.

Et la différenciation concernait tous les aspects de la vie, depuis les activités jusqu’aux attitudes en passant pas le manger. Ainsi, la femme ne pouvait  pas monter sur le toit d’une maison ; la femme n’abattait pas les arbres, etc.

S’agissant du manger, la supériorité de l’homme passait des interdictions aux interdits, le tout    reflétant toujours l’égoïsme  et la suprématie de l’homme qui a toujours voulu se tailler la part du lion   au détriment de la femme et des enfants. Ainsi, le plus gros morceau de viande était toujours réservé au père chef de la famille, tandis que les enfants et leur maman se partageaient les miettes ou même rien du tout. Par ailleurs, la femme  ne partageait pas le repas avec son mari, mais plutôt avec ses enfants dans un coin retiré. L’« igisata ca senaka » la part du repas réservée au père de la famille était respectée comme on ne peut se l’imaginer.  « kurya igisata ca senaka » (= manger la part du repas réservée au père de la famille   était même inimaginable. L’enfant qui s’en rendait coupable pouvait  être roué de coups comme il n’est pas permis ; la femme  qui s’en rendait coupable pouvait en courir jusqu’à la répudiation! « Kuba iroswa » « être voleuse de lait » (et dans sa propre maison), ça ne pardonnait  pas ; la raison était nécessaire et suffisante pour une répudiation.  Au niveau des interdits, la femme ne pouvait manger  un œuf, un poulet ou un gésier, « igitabazi » le pancréas, « urubonde » le surlonge, etc. « elle serait hantée par des forces maléfiques ». Or, Dieu sait combien au Burundi  les hommes raffolent de  ces trucs - là !

 

Voilà, en quelques mots, ce que cela voulait dire être femme dans le Burundi des temps passés !

    

Avec l’avènement d’ amajambere  « la marche en avant » comme  le Blanc nous a appris à nommer la « civilisation » dont il était censé être porteur, les écoles ont ouvert les portent aux femmes. Mais déjà, seuls les enfants des riches y accédaient, le garçon étant toujours  le plus privilégié.

 

Au fur et à mesure que les parents comprenaient le bien-fondé de l’école, les filles aussi en profitèrent, mais à un taux très bas. Il y avait alors des écoles pour garçons et celles, bien peu nombreuses, pour filles, toujours dans cet esprit de vouloir éduquer les deux groupes séparément et différemment, même au secondaire. Ce n’est que longtemps après que la mixité a commencé dans certaines écoles. Mais là aussi, le taux de scolarisation des filles restait toujours très faible, et plus particulièrement dans les milieux ruraux où la rareté des écoles, l’enracinement des mentalités traditionnelles, la pauvreté des familles et la croissance démographique constituaient un ensemble de facteurs contraignants.

 

Le contexte socio-politique n’a pas été pour favoriser le sort de la femme, bien au contraire. En effet, les  conflits ethniques  et de guerres civiles qui ont ravagé le pays depuis les années 69 n’ont pas favorisé le développement des infrastructures, ni les investissements durables, le pays ayant toujours vécu une paix précaire. Or comme le dit ce proverbe « iyo amazi abaye make aheberwa impfizi » ( quand l’eau devient insuffisante, on ne la réserve qu’au taureau ), qui traduit encore mieux ce machisme très enraciné, le peu d’infrastructures ne pouvaient que bénéficier en premier lieu aux hommes.

Soulignons que le système éducatif a été beaucoup marqué par ces conflits, de sorte que la scolarisation, l’orientation dans une école secondaire et le choix d’une faculté universitaire ont été pour longtemps subordonnés  à l’ethnie et, pour les raison qu’étaye le proverbe précité, au sexe. La fille se retrouvait ainsi doublement sanctionnée et n’accédait pas facilement à la formation universitaire. Ceci a eu pour conséquence un faible taux de représentativité de la femme dans toutes les sphères politiques et de développement dont les postes exigeaient un niveau de formation élevé que peu de femmes, vu le contexte socioculturel de leur évolution, pouvaient avoir.

 

Malgré toutes ces entraves, une grande contribution de la femme a été depuis longtemps apportée dans le développement du pays. C’est notamment  dans les domaines comme  l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, le  commerce,  et, d’une façon ou d’une autre, l’industrie. Mais vu le poids du passé, des clichés et de la réalité, ces efforts n’ont  pas été payants ; la place de la femme et son potentiel productif en tant que grande actrice du développement socio-économique du pays sont  restés minimisés, pour ne pas dire méconnus.

 

Cette exclusion sociale  jointe donc à celle ethnique, on comprend que c’est toute l’économie nationale qui devait en pâtir. Par exemple, comme le génocide hutu de 1972 a littéralement balayé tous les hommes intellectuellement actifs ou potentiellement porteurs de l’avenir des foyers sur tous les plans alors que les femmes n’avaient que l’analphabétisme et le complexe de l’être parasite, on comprend vite que le développement économique du Burundi a subi un coup de frein, dont les séquelles ont encore de beaux jours devant elle. Et ceci n’est pas difficile à saisir si l’on sait que les femmes hutu constituent, en tout cas, au moins 85% des forces act